Work Sweet Work

Formation Professionnelle & CPF – Les recherches continuent

Fausse dépêche

Paris, 19/05/2016. Les tensions persistent sur l’ensemble du territoire alors que les autorités entament leur 504e jour de recherches pour identifier une personne qui comprend le Compte Personnel Formation. Agents de police et professionnels des RH, aidés désormais de géotraceurs GPS, chiens renifleurs et cochons truffiers, ratissent le pays dans l’espoir de trouver quelqu’un qui puisse expliquer les nouvelles dispositions pour la formation professionnelle, en vigueur depuis le 1er janvier 2015. “Je demande juste que mes collaborateurs comprennent leurs droits et la démarche pour bénéficier d’une formation. Est-ce trop demander ?”, commente une responsable RH desespérée. “Ne pourrait-on pas mettre en ligne une page qui explique la procédure simplement?”



Un nouveau site : Comment-utiliser-son-CPF.fr
Communiqué de presse



Paris, le 19 mai 2016
L’équipe Gymglish a le plaisir de vous annoncer la mise en ligne du site
Comment-utiliser-son-CPF.fr

Pour les salariés, demandeurs d’emploi, apprentis, dirigeants, stagiaires en alternance, professionnels de la formation et autres personnes souhaitant comprendre et faire connaître le Compte Personnel Formation.



Le CPF en chiffres
Formation professionnelle & Compte Personnel Formation


  • Environ 3 millions de comptes CPF ouverts (2 920 191 comptes ouverts au 31/03/2016, pas de chiffres disponibles actuellement sur Moncompteformation.gouv.fr). Pour environ 26 millions de salariés.
    Source Insee mars 2016

  • 74 % des salariés ont entendu parler du CPF, et 21 % estiment avoir un bon niveau niveau de connaissance à son sujet.59 % des dirigeants ont entendu parler du CPF, 21 % estiment avoir un bon niveau de connaissance à son sujet.
    Source : 25e baromètre Emploi-formation « Perspectives 2016 »




Un dessin mieux vaut que 1000 mots maux
Confucius





Le CPF et la formation à l’anglais Gymglish

La formation à l’anglais Gymglish est dorénavant inscrite sur la LNI (Liste Nationale Interprofessionnelle), ce qui rend notre formation certifiante éligible CPF dans toutes les branches professionnelles sur tout le territoire français (notre code CPF : 162808).



Pour rappel : Depuis le 1er janvier 2015, le Droit Individuel à la Formation (DIF) est remplacé par le Compte Personnel de Formation ou CPF. Les heures acquises au titre du DIF sont transférées sur le CPF.



E-­Learning, quoi de neuf pour 2014 ?

Technologie, apprentissage & mémorisation.
 par Antoine Brenner, Co-fondateur de Gymglish.com

Après plus d’une décennie de promesses globalement non tenues, le e-learning est de nouveau à la mode. E-learning 2.0, 3.0, podcasts, MOOCs (Massive Open Onlines Courses) ou librairies vidéo telles que khanacademy.org, les ‘buzzwords’* ne manquent pas, et chaque nouvelle approche fait couler beaucoup d’encre. Quelles sont les principales innovations de ces approches, et quels grands enjeux reste-t-il à adresser ?


E-learning 2000 vs 2014 : floutage des frontières

Les évolutions des usages et des technologies ont largement modifié le sens même du mot E-learning. Si l’on pouvait facilement opposer e-learning et cours présentiels dans les années 1990/2000, la généralisation des technologies de visioconférence et la création de cursus en mode d’apprentissage mixte (Blended Learning) ont rendu cette frontière bien plus floue. Un cours particulier, même via visioconférence avec un professeur situé à plusieurs milliers de kilomètres de l’apprenant, reste un cours particulier. Embrassant continuellement de nouveaux moyens, supports, technologies, le e-learning a évolué, et n’est plus cantonné dans les cases définies des années 2000. L’enjeu principal des offres d’apprentissage à distance reste ceci dit toujours de limiter le taux d’abandon, véritable point noir du e-learning. Il n’est pas rare de rencontrer un responsable RH déplorer, malgré ses nombreux efforts pour encourager et démocratiser la formation professionnelle auprès des salariés, moins de 15 % seulement d’assiduité aux formations e-learning.

Un premier enjeu : l’assiduité

Quelle que soit la qualité d’un contenu, ce dernier ne semble pas suffisant pour garantir la réussite d’une formation. Prenons l’exemple du cours « Introduction Into Artificial Intelligence » de Stanford University lancé à l’automne 2011, qui a compté plus de 160 000 inscrits et été à l’origine du lancement des plate-formes MOOCs Udacity et Coursera. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas le programme du cours qui est à l’origine du succès. On retrouve en effet tout le contenu du cours et plus encore dans de nombreuses vidéos et livres gratuitement sur Internet (par exemple sur http://tinyurl.com/free-ia-books), y compris d’universités aussi renommées que Stanford. L’élément qui semble avoir le plus contribué au succès de ce cours est autre : les dates de début et de fin de la formation ont été figées, et les étudiants devaient terminer leur cursus sous 10 semaines pour le valider. Cette contrainte a créé la motivation, et plus de 20 000 étudiants ont validé le cours. Un chiffre spectaculaire quand on pense qu’il faudrait plus de 80 semestres soit 40 ans pour former autant d’étudiants dans les amphithéâtres de Stanford. Mais même dans ce cas, au regard des 160 000 étudiants initialement inscrits, le taux de validation n’était que de 14 %. Et la moyenne actuelle des MOOCs est de 13%**. Même dans des cas aussi médiatisés, le principal challenge des solutions de e-learning reste l’augmentation des taux de participation. Je suis convaincu que la différence ne se fera pas tant sur le contenu du cours que sur le format et les à-côtés. Les leviers de motivation des apprenants vont continuer à être sollicités dans le futur, et ceci contribuera aux changements les plus visibles du e-learning les prochaines années.

Le prochain grand enjeu: l’ancrage des connaissances

Il est un autre challenge qu’il est difficile d’ignorer, et que la plupart des offres actuelles de e-learning ignorent pourtant : l’ancrage des connaissances. A quoi sert-il de suivre un cours, qu’il soit en ligne ou à l’université, si quelques mois plus tard les connaissances supposées acquises ne sont plus au rendez-vous ? Parmi les 20 000 étudiants ayant validé le cours « Introduction Into Artificial Intelligence », combien seraient capables de résoudre aujourd’hui les problèmes qu’ils savaient traiter fin 2011 ? Pour ceux qui ne pratiquent pas ce qu’ils ont appris, le taux sera très bas : l’ancrage des connaissances n’est pas réalisé. Il suffirait pourtant de quelques piqûres de rappel, aux bons moments et sous la forme de questions mobilisant la connaissance, pour consolider ces connaissances sur le long terme. Le e-learning est dans une situation particulièrement favorable pour réaliser cette consolidation : le processus d’ancrage requiert la gestion d’une masse de données individuelles très importante, que des traitements automatisés sont à même de réaliser efficacement. Pourtant, seules quelques offres e-learning prennent actuellement en compte cet aspect ancrage des connaissances. Et lorsque c’est le cas, comme par exemple pour Gymglish.com (l’entreprise que je dirige), cet aspect est le plus souvent limité à une formation en particulier, un certain domaine de savoir, dans notre cas la formation aux langues.

Les technologies évoluent, les capacités de communication et de stockage explosent, et nos machines sont chaque jour plus performantes pour le même prix. Le e-learning bénéficie de ces avancées et ne cesse lui-même d’évoluer. Mais les exploits techniques ne garantissent pas les succès pédagogiques. Le e-learning doit accorder plus d’attention aux formats de cours, à l’accompagnement des apprenants, à leur psychologie et leur emploi du temps, ainsi qu’à nos capacités très humaines d’apprendre, de mémoriser, d’être disponible, motivé et assidu. Lorsque le e-learning prendra ces aspects supplémentaires en compte, nous assisterons peut-être à une démultiplication sans précédents de la disponibilité des connaissances acquises durant une vie, ce qui serait enfin une véritable révolution dans le monde de l’éducation.

Antoine Brenner – Co-fondateur de Gymglish.com, architecte de la plate-forme technologique et du moteur d’intelligence artificielle A9expert exploités par les cours d’anglais en ligne et Orthographe / français FLE Gymglish.com et Frantastique.com.

* Buzzword : terme ou une expression utilisée pendant une certaine période comme slogan pour désigner une nouveauté (technologie, produit, concept, etc.) et pour attirer l’attention sur cette nouveauté (wikipedia)

 ** Source : http://www.katyjordan.com/MOOCproject.html).

Nouveau produit : Frantastique.com

Première solution de formation au français langues étrangères (FLE) entièrement financée par l’apprentissage de l’anglais !

Paris le 22 novembre 2012.

GymGlish (cours d’anglais, plus d’1 million d’utilisateurs à travers le monde) donne naissance à Frantastique, pour l’apprentissage du Français Langue Étrangère.

Le lancement de Frantastique fait suite à une phase pilote dite de ‘Bêta Test’ lancée le 3 septembre 2012 auprès de trois entreprises pilotes : Total, Institut Pasteur et BNP Paribas. Les axes d’amélioration du produit sont définis au regard des retours, ressentis et attentes de plusieurs centaines d’apprenants de toutes nationalités.

Le concept de Frantastique repose sur les mêmes ingrédients technologiques et pédagogique que GymGlish :

  • Un email
  • Une histoire
  • Une correction

Un test gratuit est disponible sur le site frantastique.com, sur les 7 premiers emails du parcours.

Rich l’autruche sur Dokeo TV

sélectionné suite à un casting de 5 412 animaux…

The Rich Morning Show, cours d’anglais par dessins animés, sera disponible sur la nouvelle chaîne ludo-éducative Dokéo TV à partir du 6 décembre 2011.

Dokéo TV est une application interactive ludo-éducative lancée par SFR en partenariat avec Nathan, Gulli et GymGlish, destinée à toute la famille et particulièrement aux enfants de 4 à 10 ans. Elle est construite autour de quatre univers (dont Rich Morning) afin de répondre à la curiosité des plus jeunes. Elle sera disponible gratuitement, à partir du 6 décembre 2011, pour les clients neufbox (chaîne 67) et neufbox Evolution (rubrique « Applications ») et courant 2012 sur les tablettes et webphones avec l’application SFR neufbox TV.

Tout ce que vos enfants ont toujours voulu dire sur l’apprentissage sans jamais oser en parler

Pédagogie et Motivation

« Je n’aime pas quand ma mère / mon père s’assoit à côté de moi la veille du contrôle pour me le faire réviser pendant 3 heures. Je m’endors sur place et cela ne sert plus à rien ! »

« Ils me disent que j’ai un niveau nul mais je n’ose pas leur avouer que je ne comprends plus rien depuis plusieurs années. »

« J’aimerais bien qu’ils ne s’énervent pas quand j’ai des difficultés dans une matière. Eux, ils étaient bon en tout, peut-être ? »

« Je veux bien travailler régulièrement mais je ne veux pas y passer toutes mes soirées ni mes week- ends. J’ai aussi besoin de temps pour jouer, même si je dépasse mon père d’une tête ! »

« Mes parents pensent que je n’aime pas faire mes devoirs parce que j’aime rester des heures devant mon ordi. J’aimerais tellement l’utiliser pour m’entraîner dans les matières où j’ai du mal! »

N’attendez pas que votre enfant soit en difficulté pour engager le dialogue ! Il sait peut-être mieux que vous de quoi il a besoin pour progresser en anglais. Ainsi, vous pourrez choisir ensemble un mode d’apprentissage alliant plaisir et efficacité.


Frédérique Alfassa-Larsonneur
Formatrice, auteure, journaliste et maman
http://mybabyrocks.hautetfort.com
http://www.frederiqueauteure.fr

Luc Chatel veut faire plus d’anglais avec moins d’Anglais!

Education, Langues Vivantes

Le ministre de l’Education Luc Chatel a esquissé hier 4 avril son projet pour les langues vivantes. Questionné dans une interview au Figaro sur la cohérence de son projet avec les actuelles suppressions de postes d’intervenants étrangers, le ministre répond “Nos jeunes enseignants parlent désormais davantage l’anglais, ils peuvent l’enseigner”. Certes. L’enseignement de l’anglais dans le système scolaire français présente une particularité : la majorité des professeurs d’anglais sont français. Si tout le monde s’accorde à dire que les résultats ne sont pas au rendez-vous (“une vraie faiblesse de notre pays, nous ne sommes pas bons en anglais”, selon les propres termes de M. Chatel), n’y aurait-il pas là une relation de cause à effet? Personnellement, mes professeurs d’anglais ont toujours été français, et je n’ai connu que des classes chahutées, des camarades peu motivés, dissipés et terrifiés à l’idée de prendre la parole (moi le premier). Ainsi mes seuls bons souvenirs de cours d’anglais (et de classes qui écoutent et participent à la discussion) se résument à ces rares visites d’intervenants étrangers : ces jeunes étudiants natifs d’Angleterre, d’Irlande ou d’ailleurs venus nous parler dans leur langue maternelle, dans un anglais pratique, moderne voire argotique, et évoquer avec nous leurs histoires et cultures respectives. Ceux-là même dont M. Chatel supprime les postes aujourd’hui! L’anglais, comme toutes les autres langues, n’est pas seulement un assemblage de règles de grammaire, de mots de vocabulaire et de façons de prononcer. L’anglais est une culture, un humour, une façon de parler, des expressions, et pour une classe de jeunes : une découverte de l’étranger. Il ne s’agit pas de dire que les professeurs (d’anglais) français sont incompétents, ou qu’ils ont un mauvais accent (quoique!), mais le concours des intervenants étrangers nous semble non seulement indispensable mais aussi en trop petite dose. Ainsi sur le plan pédagogique, supprimer ces postes d’intervenants étrangers nous paraît une absurdité. Sur le plan politique en revanche, la mesure de M. Chatel est loin d’être stupide : les étrangers ne votent pas.

Benjamin, co-fondateur de GymGlish.com, cours d’anglais en ligne écrits par des anglophones natifs

Après la Coupe du Monde de Football….

La Coupe du Monde de l’Anglais!
En marge de la coupe du monde de football, suivez la coupe du monde de l’anglais! Tous les 4 jours, un match, un audio, deux façons de parler anglais… Ecoutez, et votez pour votre accent préféré!

Apprentissage et motivation : l’union sacrée!

Education, formation professionnelle, e-learning

A l’heure où le gouvernement dit vouloir favoriser l’usage du numérique dans les écoles (cf rapport sur la promotion des nouvelles technologies à l’école février 2010), le débat semble davantage focalisé sur les ressources -humaines, pédagogiques, technologiques- d’un bon apprentissage que sur l’étudiant lui-même. Un nombre croissant d’acteurs de ce grand domaine de l’éducation -dont GymGlish fait partie, à sa modeste échelle- fondent leurs approches pédagogiques sur la motivation de l’étudiant, qu’ils considèrent comme le meilleur gage d’efficacité de l’apprentissage. La motivation stimule l’attention, l’assiduité, favorise la mémorisation et la pérennisation des acquis. Dans son livre ‘To Want To Learn’, Jackson Kytle*, docteur en psychologie sociale de l’université de Columbia à New-York, analyse ces liens étroits entre apprentissage et motivation sous un angle psychologique. Kytle attire l’attention sur deux grandes formes de motivation, qu’il estime indispensables à un apprentissage réussi : l’engagement social et l’implication psychologique.

L’engagement social fait référence à toutes les formes de profond engagement personnel dans une vie, comme par exemple le mariage, la conviction politique, religieuse, progresser dans la pratique d’un sport, la recherche d’un meilleur job, ou encore l’envie d’apprendre. En France, la législation sur la formation professionnelle impose aux entreprises de financer la montée en compétences des salariés. Cette disposition, assez unique dans le monde, est cohérente : la formation bénéficie autant à l’entreprise qu’au salarié lui-même, il est normal que l’entreprise la favorise. Mais en donnant l’initiative de la formation à l’employeur plutôt qu’à l’individu, favorise-t-on l’engagement social de ce dernier? A l’étranger, les formations professionnelles générales ‘non métiers’, comme la formation à l’anglais par exemple, sont à l’initiative de l’individu et non de son employeur. Conséquence : les problèmes d’assiduité, et en aval d’efficacité des formations, y sont moindres. L’engagement social décrit par Kytle est présent, et joue son rôle. L’apprentissage, financé ou non par l’entreprise, a besoin de l’envie d’apprendre.

L’implication psychologique est décrite dans le livre comme un ‘état d’attention soutenue, focalisée et accompagnée d’une humeur élevée’. En d’autres termes : être ‘dedans’, et prendre plaisir! “Rester motivé face à la distraction et la fatigue est un challenge quotidien” nous explique Kytle avec bon sens. La grande majorité des situations d’apprentissage ignore hélas complètement cette (in)capacité de l’esprit humain à rester concentré. “Un emploi du temps universitaire suppose, implicitement et incorrectement, que chaque heure de la journée apporte la même énergie, atmosphère et attention à la fois aux élèves et aux professeurs” commente Kytle. “Les valeurs financières supplantent les valeurs éducatives dans les discussions sur l’éducation contemporaine”, poursuit l’auteur. Il ne suffit donc pas de permettre l’accès à l’école, aux formations, aux ressources pédagogiques, il faut en plus s’adapter à la capacité de l’étudiant à rester concentré et motivé. Or cette capacité est limitée, la nature humaine étant ainsi faite.

Très théoriques, ces notions confortent nos intuitions et notre choix de placer la motivation au cœur de la pédagogie GymGlish. Notre recette : un apprentissage qui vient à l’étudiant (par email), concis au quotidien (10-15 minutes), focalisé sur les attentes et besoins avérés de chaque étudiant (personnalisation par intelligence artificielle), et une bonne grosse dose d’humour pour que l’expérience soit ‘fun’ et spontanément renouvelée dans le temps (www.delavignecorp.com). Après 6 ans et des dizaines de milliers de personnes formées, nous pouvons le dire : la recette fonctionne. Ce n’est qu’une recette parmi d’autres, et beaucoup restent à inventer. Le savoir est chaque jour plus accessible grâce à internet. Pour autant cette abondance de moyens et ressources ne le rend pas plus facile à absorber. Plutôt que de s’attacher à nous mettre à disposition une palette toujours plus foisonnante d’outils, supports, médias et ressources, l’innovation, notamment dans le ‘e-learning’, devrait s’intéresser un petit peu à comment nous faire ‘kiffer’. Alors on va apprendre plein de choses. Yes we want!

* To Want to Learn: Insights and Provocations For Engaged Learning (Palgrave Macmillan, 2004), Jackson Kytle

Cyber-éducation – Une idée pour la promotion des nouvelles technologies à l’école


Après l’age de fer, la machine à vapeur, l’électricité, les trains, les voitures, les avions, le minitel, nous sommes en 2010 entrés dans l’ère de la cyber-éducation : le rapport sur la promotion des nouvelles technologies à l’école est sorti. Composé de 12 priorités et 70 mesures, soit 82 axes ou idées, le rapport propose un éventail varié de dispositions, allant des équipements, haut-débit dans les écoles, ordinateurs pour tout le monde, tableaux blancs interactifs, aux efforts d’apprentissage de l’usage du clavier, en passant par les contenus pédagogiques disponibles en versions numériques, cours de langues interactifs, par visioconférences et même sur baladeurs, et autres mesures de différentes natures, structures, aides fiscales, etc. On modernise l’école, la pédagogie, difficile de critiquer l’initiative, ‘the wave of the future dude, 100 percent electronic’. Une disposition en particulier attire l’attention : désormais il faudra davantage former les enseignants et cadres à ces nouvelles technologies et pédagogies. On dépensait 80% sur les équipements et 20% sur la formation des enseignants, il faut équilibrer ce ratio à 50/50 nous indique-t-on.

En effet, c’est bien d’avoir le haut débit, des tableaux interactifs et des ipods, encore faut-il que notre enseignant n’appréhende pas de s’en servir. Si on ne l’accompagne pas dans ces nouveaux usages, nouveaux supports pédagogiques, la cyber-éducation risque d’attendre plusieurs générations avant de s’installer efficacement. Il faut donc cyber-éduquer les profs, et ce n’est pas simple : les technos et usages ne cessent d’évoluer, de nouveaux outils, services, sites apparaissent tous les jours, et d’autres disparaissent tout aussi vite. Le temps d’être mis en place, les programmes de formation risquent d’être obsolètes avant même d’être déployés. Aurions-nous parlé de Google il y a 10 ans? Aurions-nous mis à l’accent sur l’usage des baladeurs il y a 5 ans? Ce n’est pas évident, les cycles de l’innovation sont de plus en plus courts, denses, foisonnants, nos enseignants risquent d’être toujours en retard d’un train. Mais alors une idée : les élèves eux-mêmes pourraient les former! On ferait des classes de profs encadrés par les élèves. Les élèves sont déjà sur place, ils connaissent bien le cyber monde du moment, et puis ce serait gratuit pour l’état (l’élève ne va pas à l’école pour travailler!). Les élèves feraient aux profs des cyber TP* (‘ct’aprem facebook’), des devoirs surveillés, ils leur mettraient des notes, des heures de colle s’il faut.

Vraiment je ne vois que des aspects positifs à cette idée, nous devrions même proposer d’en faire la 13ème priorité du rapport sur la promotion des nouvelles technologies. Nous veillons là au bonheur de nos enfants.

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Pour l’anglais de vos enfants, découvrez le Rich Morning Show, des cours d’anglais par dessins animés ludiques et interactifs, une cyber pédagogie personnalisée bien de l’ère de la cyber éducation, et des histoires trop drôles. Le Rich Morning Show, pour petits et grands, découvrez sans plus attendre l’autruche Rich Morning et son English show (plus de 20 dessins animés, 21, des tas de questions, min-leçons, révisions…). Nuls en anglais, enfants, ados, familles entières, n’hésitez plus, le Rich Morning Show est ce qu’il vous faut.

* Cyber TP: Cyber Travaux Pratiques

Un euro en formation rapporte 13 euros à l’entreprise

formation dif anglais entreprise
Une étude de l’Université de Linz (Autriche), réalisée sur un panel d’entreprises autrichiennes de plus de 10 salariés (entre 1999 et 2008), révèle des résultats très surprenants sur l’efficacité et le rendement de la formation: chaque euro investi dans la formation apporterait un profit de 13 euros à l’entreprise. De même, la productivité de chaque collaborateur augmenterait de 4%. L’étude révèle également que les petites et moyennes entreprises ne forment pas suffisamment leurs collaborateurs par manque de moyens.

La France répond à cette problématique en obligeant les entreprises (petites et grandes) à dépenser en formation. A défaut, elles ‘cotisent’ leur euro formation, qu’elles manquent ou non de moyens, et qu’elles récupèrent ou non leur formation en aval. Le DIF* s’attaque à la démocratisation de la formation, pour une redistribution plus juste des montagnes d’euros formation créées par la loi, afin que cet argent profite à tous les collaborateurs qu’ils soient cadres ou non cadres, sédentaires ou itinérants, citadins ou éloignés des métropoles.

Ailleurs dans le monde et notamment dans les pays anglo-saxons, la formation est à l’initiative de l’individu (à l’exception bien-entendu des formations dites ‘métier’). C’est à l’individu, et non à son employeur, de mesurer la pertinence d’un tel investissement en fonction de ses aspirations professionnelles, souhaits d’épanouissement (etc), mais aussi en fonction de ses moyens. Dans ce système, pas de moyen, pas de formation. En Autriche, mais aussi en Allemagne, l’approche semble hybride: la formation reste à l’initiative de l’individu, mais l’entreprise le devance parfois. Elle conseille, favorise, co-finance voire finance totalement la formation. Rien d’étonnant, si un euro formation en rapporte 13, soit un TRI** de 1300%, la formation n’est plus seulement un enjeu social, elle devient cause économique, financière même! Ainsi légiférée ou non, la formation ne devrait pas être délaissée de sitôt.

Nous sommes entrés dans l’ère du savoir nous dit-on, espérons que tous y auront accès.

Source étude: AK-Studie: Hebelwirkung der Weiterbildung, in: “Die Presse”, Print-Ausgabe, 2008.

* DIF: Droit Individuel à la Formation
** TRI: Taux de Retour sur Investissement

L’antinomie du mois : "un système efficace de reconnaissance vocale"


C’est ce que vous pouvez lire dans le mensuel “Internet Pratique” ce mois-ci (octobre 2009), à propos de l’un de nos confrères (pour ne pas dire l’un de nos concurrents!). Le dossier est intitulé ‘Quatre sites pour apprendre les langues‘*, et nous, GymGlish, avons l’honneur d’y figurer auprès de trois concurrents (enfin… trois confrères). Exercice de style assez classique : benchmark synthétique, focus sur 4 produits, notes sur 10, ‘les plus’, ‘les moins’… GymGlish récupère la note de 8,5/10, soit 17/20. Pas mal du tout, mieux que ce que nous prenions à l’école. Certes nous regrettons qu’il ne soit fait aucune mention de notre univers pédagogique scénarisé, notre DelavigneCorp, ses personnages, un point qui s’est révélé un vrai facteur d’assiduité et d’efficacité pédagogique. Mais ne nous plaignons pas, le journaliste n’a peut-être pas eu le temps de tester le produit, et puis nous sommes cités, c’est déjà très flatteur!

Ce qui nous désole en revanche, c’est l’argument “un système efficace de reconnaissance vocale”, à propos de ce concurrent dont nous tairons le nom. Comment peut-on raisonnablement conseiller le consommateur sur des méthodes de langues et écrire “un système efficace de reconnaissance vocale”? Techniquement efficace? Nous n’en doutons pas. Le micro fonctionne (‘un deux micro check one two…’), le logiciel fonctionne très bien également, il analyse des signaux, nous dessine de jolies courbes, lesquelles jolies courbes sont comparées à d’autres jolies courbes de natifs. Mais pédagogiquement, ces outils sont-ils réellement efficaces? Permettent-ils de progresser durablement à l’oral?

Lors de la conception de GymGlish en 2004, nous avons très vite écarté l’idée d’intégrer à notre solution un système de reconnaissance vocale, pourtant techniquement à notre portée. Nous avons testé les solutions existantes, consulté différents professionnels de la formation linguistique, professeurs d’anglais, formateurs. Il en ressort un relatif consensus de ces derniers sur la très faible valeur ajoutée pédagogique de ces outils de reconnaissance vocale, considérés par le plus grand nombre comme des ‘gadgets’ et non de véritables vecteurs de progression.

D’après Andrew Wickham, consultant indépendant en formation linguistique, fondateur-dirigeant de l’école de langues Nexus Langues et Communication de 1989 à 2003, et auteur en 2008 de l’étude de marché La Formation Professionnelle Linguistique en France, “les outils de reconnaissance vocale peuvent être utiles pour corriger et améliorer la prononciation (bien qu’il y ait de sérieuses limites à cela), mais elles ne peuvent en aucun cas se substituer à un dialogue réel avec un natif ou avec un professeur” (ici le texte d’origine en anglais).

Si la technologie est mûre en matière d’analyse et reconnaissance de signaux, elle l’est beaucoup moins en matière d’analyse sémantique, c’est à dire l’analyse et l’interprétation du sens. Pour comprendre le sens d’une phrase prononcée, l’être humain reste encore notre maître incontesté. Mieux vaut donc s’exercer à dialoguer avec ce bon vieil humain, qu’il soit professeur ou non, présent devant vous ou à l’autre bout d’une connexion internet. Enfin, en plus du sens, il faut de la substance, c’est à dire des démarches et contenus pédagogiques riches, authentiques, motivants pour stimuler l’assiduité et la régularité de l’effort d’apprentissage dans le temps. Il ne suffit pas de disposer de technologies pédagogiques sophistiquées, encore faut-il les exploiter régulièrement. Or parler dans un micro pour dessiner des courbes, c’est rigolo la première fois, mais c’est vite lassant.

Certes, nous sommes GymGlish, nous ne sommes pas objectifs. Chers journalistes, auteurs de banc d’essai, vérifiez donc nos propos, demandez l’avis des utilisateurs finaux (dans leur grand nombre), des professionnels de la formation (dans leur grande diversité), enquêtez et conseillez nos chers consommateurs. En attendant nous sommes au moins d’accord sur un point. La reconnaissance vocale est efficace, commercialement : ça fait vendre.

* Nous aurions voulu vous mettre un lien vers l’article, mais Internet pratique n’a pas de site internet, pratique.